On parle souvent de "jungle des internets" car oui, il est difficile de s'y retrouver. Alors, comment en suivre l'actualité en tant que professionnel ou simple curieux ? On vous a préparé une petite sélection de newsletters, lettres d'information ou infolettres - selon votre exigence linguistique - incontournables pour suivre, en français, l'actualité du numérique (digital) et des médias sociaux sous divers angles. De quoi vous assurer une veille professionnelle efficace et agréable dans votre boîte aux lettres 😉

miniature illustration actu du numérique meilleures newsletters francophones

Actualité des plateformes, des dernières technologies, des tendances... Ou mise à jour en matière d'opinion, de communication numérique, de phénomènes en ligne ? Sans compter les dernières pratiques du "digital", de la modération au webmarketing en passant par le community management et les diverses formes de veille... Le numérique évolue à une allure telle qu'il faut s'assurer, à chaque instant, d'en suivre les nouveautés. Sans tomber dans la saturation, cette fameuse infobésité.

Pas de panique : en quelques abonnements à des newsletters bien choisies, il vous est possible de raccrocher les wagons sans quitter votre boîte mail, quitte à creuser par vous-mêmes plus spécifiquement par la suite ! Voici notre petite sélection du moment.

 

L'Hebdo du web social

Vous ne nous en voudrez pas de commencer par nous 😇

Une newsletter qui résume chaque semaine toute l'actualité des conversations en ligne, des réseaux sociaux et des phénomènes issus du web social ? Telle est la ligne directrice de L'Hebdo du web social. Concoctée par le pôle veille et conseil d'Atchik, notre lettre d'information retranscrit ce qui transite par les médias sociaux, à différentes échelles.

L'Hebdo du web social, chaque semaine.

 

Sur les internets

Les formats innovants et créatifs pour communiquer en ligne, Kéliane Martenon les observe et les pratique depuis plusieurs années. Et pour cause : rompue à la communication politique, elle suit et analyse avec précision les tendances, esthétiques comme de fond, de la diffusion de messages. Sa lettre d'information Sur les internets s'affiche aujourd'hui comme une référence du suivi des usages sur le web social et au-delà.

Sur les Internets, toutes les deux semaines.

 

WHATSUP

"La newsletter mensuelle des professionnels de la com' digitale" est signée Visibrain. L'outil de veille sur les réseaux sociaux, aux premières loges de l'observation des phénomènes en ligne et des variations de volume, livre ici chaque mois les observations liées à ces fluctuations et aux réactions en ligne à l'actualité brûlante.

WHATSUP, chaque mois.

 

Tech Trash

C'est notre petit bonbon des internets. Réconfortant, sucré mais aussi très acide, voire piquant. Car Tech Trash, lettre d'information de passionnés du secteur, passe au crible le meilleur et (surtout) le pire de la start-up nation, de la tech et des usages en ligne... Avec, au final, de vraies pistes de réflexion pour la suite. D'ailleurs, la même équipe a monté Climax, centrée sur les enjeux environnementaux, avec la même ferveur et la même rigueur. On ne saurait que trop vous conseiller de les lire, voire de les appuyer.

Tech Trash, chaque semaine.

 

Scroll

La belle infolettre partagée chaque mois par l'équipe de Human to Human (groupe Hopscotch) permet de mieux comprendre le web social. En analysant des phénomènes, en creusant autour de faits ou d'annonces, elle apporte un éclairage bienvenu pour appréhender l'évolution du numérique et de nos échanges en ligne, avec une profondeur et une longueur de contenu appréciables. Une incontournable !

Scroll, chaque mois.

 

Et pour aller plus loin...

Il y a La French Stack, bien sûr !

Chacun aura bien noté la petit allusion à La French Tech dans le nom. Pourtant, le champ dépasse largement celui du numérique dans cette liste qui regroupe, tout simplement, différentes infolettres toutes plus recommandables les unes que les autres... Une curiosité à satisfaire ? C'est ici que ça se passe 🤩

 

Et vous, quels sont vos coups de coeur ? N'hésitez pas à nous recommander vos NL préférées en commentaires.

Steve

 

Bouton renvoyant vers le post LinkedIn d'Atchik sur les meilleures newsletters francophones du numérique

 

octobre 21, 2020
Valentin Grenier

Connaissez-vous Discord ? Depuis le confinement, plusieurs outils ont trouvé grâce auprès des entreprises et institutions pour organiser le télétravail : Slack, Microsoft Teams, Zoom… Et au-delà de ces solutions de visioconférence et de travail à distance très calibrées, quelques structures ont pensé à un outil qui regroupe l’ensemble des fonctionnalités des solutions existantes sur le marché : Discord.

 

Discord, qu’est-ce que c’est ?

Discord est un logiciel gratuit de VoIP (Voice over IP) et de messagerie instantanée pensé pour faciliter la communication des joueurs pendant leurs parties de jeux vidéos. Jason Citron est à l’origine de cette idée en 2015, avec comme ambition de vouloir fusionner tous les logiciels de communication qui existaient déjà à l’époque : Skype, TeamSpeak, Mumble. En effet, le principal défaut de ces logiciels concernait les ressources qu’ils puisent pour fonctionner correctement, que ce soit au niveau réseau ou graphique.

C’est en janvier 2016 que la start-up de Jason Citron lève 20 millions de dollars avec trois millions de comptes. En juillet 2019, Discord comptait plus de 250 millions d’utilisateurs.

 

 

Comment ça marche ?

Sur Discord, tout le monde peut rejoindre un groupe de discussion que l’on appelle “serveur”. La logique d’organisation des serveurs et de leur contenu est à peu près la même que sur Slack : les serveurs correspondent aux équipes, et intègrent tous deux des canaux de discussion.

 

Mais où réside la différence avec Slack ? Tout simplement dans les salons vocaux. Sur Discord, on peut aussi bien écrire que parler avec les membres d’un salon. Pas de limites en ce qui concerne le nombre de salons vocaux par canal.

 

 

Les nouveaux usages sur Discord

Historiquement utilisée par les gamers pour usage personnel, mais aussi par les développeurs, on remarque aujourd’hui que la plateforme attire de nouvelles audiences… Et le confinement du printemps 2020 a forcément accentué cette tendance !

 

Les streamers

Aujourd’hui, chaque streamer possède son propre serveur Discord attitré. Les membres (et non membres) de la communauté d’un streamer peuvent donc le rejoindre et échanger sur plusieurs canaux selon les préférences du streamer. On retrouve généralement un canal d’échanges, un canal pour trouver des joueurs pour jouer à un jeu, un canal d’entraide, et bien d’autres.

 

L’éducation

Période de confinement oblige, l’éducation a dû innover pour proposer des cours en ligne : Zoom, Google Hangouts, Blackboard Collaborate… Les plateformes de vidéo-conférence ont été très sollicitées par les écoles et universités pour maintenir les cours. Cependant, certains professeurs préféraient utiliser des outils maîtrisés par les étudiants pour leur permettre de s’adapter au mieux à ces nouveaux moyens : Discord en est l’exemple parfait.

 

 

Les langages de développement

Les professionnels de l’informatique et les apprenants privilégient également Discord pour créer des communautés et pour pouvoir échanger des conseils, demander de l’aide à la communauté sur un problème spécifique… On retrouve notamment des serveurs comme Python ou The Coding Den.

 

La politique

On pourrait presque croire que Jean-Luc Mélenchon s’apparente de plus en plus à un streamer en combinant Twitch et Discord, mais le “Discord Insoumis” n’est pas une de ses idées de communication décalée. Pourtant, il existe bel et bien un serveur Discord créé indépendamment de la France Insoumise qui rassemble des adhérents du mouvement politique.

Plus globalement, de nombreux groupes politiques du monde entier ont rejoint les serveurs de Discord pour faire entendre leurs voix et propager leurs idées et projets. Pour avoir une idée plus précise des forces en présence, il suffit de consulter la liste des serveurs Discord avec l’étiquette “politique” établie par Disboard ou l’annuaire des serveurs Discord Gilets Jaunes.

 

La communauté LGBT

D’autres communautés sont abritées ici, à l’image des LGBT dont le serveur Discord regroupe plus de 450 adhérents. Tout le monde peut rejoindre le serveur, à condition de se référer à la charte de modération.

 

Les organisations extrémistes

Discord représente une grande porte ouverte pour les organisations extrémistes de tous poils. Par exemple, un serveur sous le nom de “Canadian Super Players”, découvert il y a un peu plus d’un an, cachait une communauté extrémiste de 180 personnes échangeant des points de vue antisémites, organisant des tentatives d’infiltration des partis conservateurs canadiens, etc. Les suprémacistes blancs américains avaient également utilisé Discord pour organiser un rassemblement à Charlottesville, en Virginie, en août 2017. Pour couronner le tout, il semblerait que des groupes de cybercriminels partagent également des données volées, qui font l’objet d’enquêtes du FBI.

 

 

Un besoin de modération systématique

La plateforme Discord, qui connaît une croissance continue de ses communautés et de ses serveurs, voit aussi ses échanges s’intensifier. Elle s’apparente donc aujourd’hui à un véritable réseau social mainstream, sur lequel des débordements peuvent parfois faire surface. C’est dans l’optique de créer un lieu d’échange plaisant et sain que les besoins de modération sur Discord sont primordiaux. 

 

Nos préconisations de modération

A chaque espace communautaire sa propre charte de modération. Nous vous recommandons donc pour chaque serveur Discord créé d’appliquer une charte de modération. Cette dernière, consultable par tous et à tout moment, établit les règles du serveur et permet de justifier une sanction si une des règles n’est pas respectée. Attention, si vous souhaitez mettre à jour votre charte de modération, informez les membres de votre serveur dès son actualisation, ils doivent être tenus au courant de l’évolution de la charte de modération pour éviter tout litige.

De son côté, la charte de modération se compose de trois parties :

  • L’application de la législation française en vigueur en matière d’expression en ligne
  • Les contenus considérés comme illicites et qui seront supprimés
  • Les règles du serveur en question (par exemple : “pas de pseudos composés uniquement de chiffres”).

 

Valentin

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