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Coronavirus : quand la modération traite les premiers symptômes… de l’emballement

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C’est LE sujet qui agite la planète ces derniers jours : le coronavirus est dans tous les JT, tous les débats et toutes les discussions en ligne, des réseaux sociaux aux forums spécialisés en passant par les mails. Et qui dit suremballement dit, forcément, rumeurs et exagération avec, aux premières loges, les modérateurs comme guichet d’accueil de ces urgences numériques… A un point que l’on n’imagine pas forcément !

évolutions commentaires coronavirus presse réseaux sociaux

Dire que le coronavirus est un sujet viral en ce moment relève d’abord du mauvais jeu de mots – et du SEO élémentaire pour un tel billet mais comme ça, au moins, c’est fait 😘 – mais témoigne d’un véritable emballement constaté partout : sur Twitter, plus de 10 millions de messages ont utilisé le dièse #coronavirus et le chiffre ne cesse de croître, au gré des annonces de découvertes de cas. En France, le mot a émergé un peu partout et, forcément, nous l’avons largement vu passer dans tous les commentaires modérés, sites de presse en particulier.

Sur le web social, la fièvre des commentaires fébriles

Premiers symptômes ? De plus en plus de commentaires évoquant, justement, ces symptômes qui seraient liés à la maladie dont tout le monde parle. Car l’angoisse se joue là aussi : la viralité d’un sujet aussi angoissant entraîne systématiquement l’apparition de nombreux inquiets et autres hypocondriaques avec lesquels il faut, en tant que modérateur, savoir composer. Exemple ici à la suite d’une vidéo Youtube du Parisien sur le Coronavirus :

dialogue discussion réseaux sociaux youtube coronavirus

Or tout l’enjeu est là pour les modérateurs :

  • Dans quelle mesure doit-on prendre ou non au sérieux des cas pour les signaler aux propriétaires de l’espace de commentaires ?
  • Où s’arrête la veille sanitaire élémentaire et où commence la sur-réaction, au risque de participer soi-même à l’emballement ?
  • Faut-il préserver la liberté de chacun de répandre la peur ou bien limiter les commentaires provocateurs, comportements de trolls et autres inquiétudes infondées ?

Ces questions se posent au cas par cas, bien évidemment ; et c’est là que le modérateur va puiser dans son expérience, d’une part en modération de trolls (forcément), d’autre part en détection de cas sensibles ou de crise et en pharmacovigilance.

Ici, par exemple, pas d’affolement :

santé discussions youtube pharmacovigilance fièvre coronavirus tousse contaminé

Dans d’autres cas que nous ne montrerons pas, la véracité des descriptions implique un tout autre type de réaction : évaluation du risque, prise de contact en privé, signalement… Certains cas relèvent de la santé publique.

Informations santé : vrai sujet + fausses alertes = vraies conséquences

Nous n’avons, pour l’instant, eu que ce type de cas : mais en toute connaissance de cause, lors d’une période critique comme celles suivant les attentats, deux phénomènes modifient drastiquement le travail du modérateur :

  • La hausse du volume de commentaires à traiter sur de nombreux espaces différents, avec un regain d’activité
  • Le besoin de paramétrer les outils de détection et de filtrage (chez nous, le système propriétaire de modération augmentée) pour assurer le traitement le plus fin et le plus pertinent sur le sujet
  • La hausse de la vigilance sur un sujet particulier, renforçant le besoin d’implication humaine sur les décisions de modération pour de nombreux articles et posts sur les réseaux sociaux de nos clients

D’où l’intérêt pour nous, bien évidemment, de suivre toutes les tendances afin d’anticiper au mieux les besoins et d’adapter les ressources :



Cette détection, nous l’assurons 24/7J pour nos clients afin de leur signaler et remonter tous les éléments de valeur issus des commentaires sur les réseaux sociaux et les espaces conversationnels, qu’il s’agisse de témoignages, de tendances d’opinion ou de consommation mais aussi de limitation ou de prévention des risques. Et dans des cas comme celui du coronavirus, tous ces indicateurs s’avèrent aussi bénéfiques à nos clients qu’à nos propres besoins organisationnels afin de garantir le meilleur service, même en cas de fièvre de la twittosphère ou du reste des réseaux sociaux !

Steve


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